Un juge de la Cour supérieure de Los Angeles, Mitchell Beckloff, a approuvé vendredi une entente entre la succession de Michael Jackson, le promoteur AEG Live et Columbia Pictures.

Il a annoncé le jugement lundi, au cours d'une audience portant sur une entente différente touchant les produits dérivés.

Columbia a fait savoir que le film prendra l'affiche le 30 octobre. Il profitera de centaines d'heures de tournage de scènes réalisées pendant les préparatifs et les répétitions en vue du retour à la scène que devait effectuer Jackson en donnant 50 concerts à Londres, ainsi que d'entrevues avec des amis et collaborateurs du chanteur. Des portions du film seront montrées en 3-D.

"Des gens qui ont vu ces images sont renversés par la remarquable qualité de la performance de Michael Jackson", a déclaré Michael Lynton, président et chef de direction de Sony Pictures Entertainment. "Cet enregistrement historique de sa dernière prestation sur scène comme chanteur et danseur montre le légendaire artiste d'une façon saisissante, avec des images et un son clairs comme du crystal."

Selon les termes du contrat, les producteurs du film devront d'abord présenter l'oeuvre à la succession de Jackson, et le long métrage ne devra pas montrer le chanteur sous un mauvais jour.

Columbia Pictures a déboursé 60 millions $ pour les droits du film, et la succession de Michael Jackson recevra 90 pour cent des profits.

Michael Jackson est mort le 25 juin, quelques jours avant le début de sa série de spectacles prévus en Angleterre.

Le juge avait jusqu'à lundi pour approuver le film et il a permis à la mère de Jackson, Katherine, de revoir les contrats et de soulever des objections au besoin. Mme Jackson ne s'est pas opposée au film mais ses avocats ont posé des questions concernant son marchandisage, dont les droits doivent être cédés à la firme Bravado. On juge que certaines propositions "ne sont pas acceptables".

Katherine Jackson veut apparemment que AEG Live cède les images des préparatifs du concert à la succession.

"En aucune circonstance AEG ne va accepter une chose semblable", a rétorqué Kathy Jorrie, une avocate du promoteur.

Presse Canadienne. Tous droits réservés