 John McCain et Rick Hillier.LA PRESSE CANADIENNE /Andrew
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Rick Hillier estime qu'Obama a la clé de l'avenir du Canada en Afghanistan
2009-11-21 15:14:00
HALIFAX, N.S. - Les pouvoirs d'éloquence de Barack Obama et son habileté à rallier les pays de l'Ouest pourraient être déterminants sur l'avenir des troupes canadiennes en Afghanistan, croit Rick Hillier, l'ex-chef d'état-major des Forces canadiennes.
"Je crois qu'il peut forger l'opinion et la pensée des gens", a déclaré samedi le général.
Reconnaissant que ses ambitions présidentielles ont été coulées par la force du message positif d'Obama, le sénateur américain John McCain s'est dit d'accord avec cette assertion et il estime qu'il est impératif que son président fasse connaître ses plans.
Il a déclaré dans le cadre d'un forum sur la sécurité internationale ayant lieu à Halifax qu'on ne devrait pas fixer de date ou de stratégies pour sortir de l'Afghanistan tant que la situation n'aura pas évolué.
Pour le Sénateur américain, le "succès" dans ce pays déchiré par la guerre est la seule façon de s'extirper de ce conflit.
Une vision claire et articulée est essentielle si on veut se sortir de ce pétrin d'ici 18 mois et Barack Obama est celui qui doit en faire part, a dit Rick Hillier.
"Je crois que ses dons peuvent influencer beaucoup de monde à l'extérieur des Etats-Unis, incluant au Canada et en Europe de l'Ouest", a déclaré Rick Hillier, qui a laissé les forces armées l'an dernier.
Ce dernier a reproché à Ottawa son absence du discours public sur le sujet, si on fait exception de son engagement à retirer les troupes canadiennes en 2011.
"Au Canada, a dit Rick Hillier, tout ce dont nous entendons parler ce sont des soldats qui ont été tués et des corps rapatriés; puis des engins explosifs improvisés et enfin de la corruption au gouvernement.
"Mais il y a beaucoup plus que ça et peut-être que quelqu'un comme le président Obama avec ses dons de communicateur pourrait aider à faire passer le message."
Rick Hillier et John McCain ont livré leurs commentaires une journée après qu'Ottawa ait commencé à faire part de ses plans concrets pour sa sortie d'Afghanistan prévue pour 2011.
Le ministre de la Défense, Peter MacKay, a fait savoir qu'il avait discuté avec d'autres pays, dont les Etats-Unis, pour trouver une façon d'assurer la sécurité des diplomates et des travailleurs humanitaires cannadiens qui resteront en Afghanistan une fois les militaires retirés.
Son homologue américain, le secrétaire de la Défense, Robert Gates, a déclaré pour sa part que son pays était déjà bien préparé au départ des Canadiens.
Le sénateur McCain a exprimé sa déception mais semblait répugner à être trop critique, affirmant que les Etats-Unis devraient songer à remercier leurs alliés plus souvent quand ils les encouragent à en faire plus.