LNH: Une équipe aux Bahamas, blague Robitaille
2009-11-04 17:03:59
Un texte de Jean St-Onge
Luc Robitaille a été un des hockeyeurs québécois les plus populaires aux États-Unis. Pourtant, quand le jeune homme a débarqué à Los Angeles, il n'était qu'un lointain choix de 9e tour.
Mais avec sa fraîcheur agrémentée d'un accent français, il a su s'attirer la sympathie du public californien. Marquer des buts l'a certainement aidé aussi...
Luc Robitaille a été l'ailier gauche le plus productif de l'histoire de la LNH. Et lundi prochain, à Toronto, il sera intronisé au Temple de la renommée du hockey.
Maintenant président des opérations et gouverneur suppléant pour les Kings, Robitaille est bien placé pour observer la situation du hockey aux États-Unis.
« Ici, aux États-Unis, il ne faut pas se le cacher, les équipes qui vont bien sont les équipes qui gagnent. »
Tout de même, Robitaille ne voit pas la LNH changer son portrait substantiellement au cours des prochaines années, malgré la situation économique difficile pour plusieurs équipes.
« Ça fait 8 ou 10 ans qu'aucune équipe de sport n'a déménagé. Ce n'est pas facile de déménager. Les villes veulent protéger leur équipe. »
Les propriétaires des Kings détiennent aussi un amphithéâtre à Kansas City, où les Kings disputent des matchs hors-concours. Cette ville du Missouri, qui a hébergé les Scouts de la LNH de1974 à 1976, aimerait bien récupérer une équipe du circuit Bettman.
« Kansas City n'est pas une mauvaise ville de hockey, mais c'est sûr que si Québec avait un aréna, c'est une très bonne ville de hockey. Tout le monde le sait. »
Quand on lui demande de parier sur la prochaine ville à accueillir une formation de la LNH par voie de délocalisation ou d'expansion, il y va d'une de ses réponses typiques: « Les Bahamas! »
Une grande cuvée
Robitaille fera son entrée au Temple de la renommée au sein d'une grande cuvée qui comprend Brett Hull, Steve Yzerman et Brian Leetch. Trois attaquants qui ont marqué plus de 600 buts et un défenseur qui a récolté plus de 1000 points.
Ce n'est pas mal pour un joueur qui a été repêché au 171e rang.
« Ma plus grande fierté, c'est d'avoir atteint la Ligue nationale. Ce n'était pas une chose sûre. Je n'oublierai jamais mon premier match quand j'ai sauté sur la glace du Fabulous Forum à L.A. »
Robitaille souligne naturellement que gagner la Coupe Stanley avec les Red Wings en 2002 a aussi été un moment remarquable, tout comme sa participation à la Coupe Canada avec Wayne Gretzky et Mark Messier en 1991.
Sa famille et plusieurs amis seront avec lui à Toronto pour son intronisation et il aura des pensées pour tous ceux qui l'ont aidé à atteindre le grand circuit.
« Je vais penser notamment à un monsieur qui était mon entraîneur midget AAA. Claude Therrien m'avait dit: "Je n'ai pas de place dans mon équipe, à moins que tu veuilles jouer à l'aile gauche." »
Robitaille lui a répondu: « Je peux jouer gardien de but si vous voulez. »
C'était le début d'une grande carrière d'ailier gauche... et d'une grande série de réponses savoureuses.