Le cinéaste Marc Wiltshire a été mentoré par Oliver Stone au campus de Singapour de la Tisch School of the Arts de l'Université de New York.

Lorsqu'il a présenté l'ébauche de son projet au réalisateur de «Platoon» et de «Wall Street» et au scénariste de «Bienvenue dans l'âge ingrat», Todd Solondz, le cinéaste montréalais était intimidé.

Son court métrage d'une durée de 12 minutes raconte l'histoire de Michael, un homme dont le couple bat de l'aile qui tombe amoureux d'une avatar sur le site virtuel «Second Life».

Après l'avoir visionné, Todd Solondz ne lui a pas donné «une petite tape dans le dos» pour lui signifier que tout était parfait, se souvient Marc Wiltshire.

Oliver Stone avait la même approche, raconte-t-il.

«Je pense que c'est la meilleure façon d'enseigner, parce qu'on apprend de nos erreurs. Et quand les gens nous disent clairement qu'il y a un problème, cela aide aussi à l'apprentissage», explique M. Wiltshire.

Le réalisateur s'est inspiré de l'histoire vécue d'un couple britannique qui s'est marié après avoir fait connaissance en ligne. Le couple a divorcé lorsque la femme a surpris l'homme en flagrant délit d'adultère virtuel.

«Nous vivons dans une époque très intéressante où les problèmes relationnels prennent naissance sur Internet», indique Marc Wiltshire.

Oliver Stone et Todd Solondz ont tous deux encouragé le Montréalais à resserrer son histoire et à cerner exactement le message qu'il souhaitait transmettre.

«Il me lançait toujours des défis et repoussait constamment les limites», dit-il au sujet d'Oliver Stone.

«Sa façon de critiquer est très stimulante. Au début, il est dur, mais il s'assure ensuite de formuler des commentaires positifs.»

Oliver Stone a également prodigué plusieurs conseils en ce qui a trait à la direction d'acteurs. Le réalisateur américain s'est montré très impressionné par le jeu de la comédienne montréalaise Christine Ghawi, qui joue le rôle de la conjointe de Michael.

«Il a dit qu'elle avait beaucoup de présence.»

Toute cette expérience a été une véritable «révélation» pour Marc Wiltshire, qui continue à présenter son court métrage aux organisateurs de divers festivals cinématographiques.

«My Avatar» pourrait également avoir une deuxième vie en ligne, a indiqué le cinéaste. En attendant, il sera présenté dimanche au Théâtre Hall, à Montréal, à 15h15.

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